J’aime écrire, alors j’ai commencé mon histoire.

Publié le Mis à jour le

Le 25 avril 1955 ma mère mettait au monde un petit poupon. Un garçon. Le dernier d’une famille de neuf enfants. Mes débuts dans la vie se déroulaient normalement. Jusqu’au jour, six mois après ma naissance, je commençais à être malade. On fit venir le médecin qui diagnostiqua une bonne grippe. Il me fit prendre les médicaments dans le but de soigner cette grippe. Ma mère était contente, elle avait déjà perdu le deuxième de la famille; un garçon, lui aussi!
Quelques jours, passèrent et mon état ne semblait pas s’améliorer. Au contraire, elle empirait; et rapidement. Un matin, je pleurais sans arrêt, jusqu’à réveiller toute la famille. En arrivant à ma couchette, ma mère constata dramatiquement que j’étais paralysé de la tête au pieds. Mon Dieu, c’était la panique dans la maison. «Oh non, je ne vais pas le perdre lui aussi.» C’était, à coup sûr, inquiétant. Pas un seul muscle ne voulait donner signe de vie. Le docteur revint à la maison et il me fit rentrer à l’hôpital du Sacré-Coeur, où on ne perdit pas de temps à me diagnostiquer la poliomyélite aiguë. Mes parents pensaient donc, devenir fous. De plus, en étant neuf enfants chez-nous on craignait l’épidémie chez le reste de la famille. Mais mon état inquiétait beaucoup. Il y avait eu une épidémie au alentours de 1945, mais c’était tout de même tranquille au moment où je l’ai attrapé. On en avait pas fini avec ce terrible virus. Mais je me remis rapidement; en une semaine, si je me souviens de ce que ma mère m’en a dit. Je restais avec des séquelles par contre, des séquelles qu’ils considéraient comme légère étant donné la violence de frappe. Mon pied droit était mort; on appelle ça : syndrome du pied tombant». La jambe considérablement affaiblie par rapport à l’autre . Elle resterait d’ailleurs, beaucoup plus petite toute ma vie. Mes débuts dans la vie, furent donc beaucoup ralentis, et ma croissance, retardée. J’ai pris, il va s’en dire, beaucoup de temps à marcher et j’avais une peur bleue de mettre ma jambe par terre. D’ailleurs, le peu que je marchais, je le faisais toujours sur la cheville. Je me traînais plus que je ne marchais.
C’est ainsi que se passa mes trois premières années. Pendant ce temps, on a essayé toutes sortes de procédés dans le but de tenter de redresser mon pied. On m’a mis le pied dans le plâtre et on le changeais à tous les mois en prenant soin de tourner toujours un peu plus vers l’extérieur. Je peux vous dire que ça été long et infructueux. On cherchait de nouveaux moyens, car on était toujours impuissant devant l’effet dévastateur, de la maladie. « C’était un fléau aussi pire que le sida à l’époque.»
Je disais donc, il en fut ainsi jusqu’à l’âge de trois ans.

(suite prochaine.)

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